C’est la première fois que cela arrive en France ! Une personne électrosensible réussi à faire retirer son compteur Linky après 3 ans de procédure.
Cette décision de justice marque une étape importante au sujet de l’électrosensibilité qui n’est toujours pas reconnu comme une maladie mais qui affecte déjà beaucoup de personnes en France.
Joseph Cascina, électrosensible depuis l’installation de son compteur
Joseph Cascina est un habitant de la Loire qui est devenu électrosensible après l’installation d’un compteur Linky dans son logement.
En effet, cet homme a été pris de sifflements permanents dans la tête alors qu’il n’avait jamais eu aucun problème de ce type avant l’installation du compteur. Ces symptômes sont apparus dès le lendemain de l’installation. Il soupçonne donc un lien entre le compteur et ses sifflements.
Lorsqu’il partait de chez lui, les sifflements s’arrêtaient au bout d’une heure environ et lorsqu’il revenait, cela reprenait au bout d’un quart d’heure.
Il s’est rendu compte que lorsqu’il était chez ses beaux-parents, il n’avait pas de sifflements car ils n’ont pas de compteur Linky chez eux.
Un combat contre Enedis pendant plus de trois ans
Joseph a fait une première demande à Enedis de retirer le compteur qui a été refusée. Il n’a donc pas eu d’autre choix que de se tourer vers la justice. C’est alors à ce moment là que commence une bataille juridique qui a duré trois ans et demi.
Cette victoire fais de lui le premier Français qui parvient à faire retirer son compteur Linky.
En effet, la Cour d’appel de Lyon ordonne à Enedis de retirer le compteur en invoquant le principe de précaution.
Bien que la démarche ait été longue et éprouvante, elle représente un espoir pour d’autres personnes souffrant d’électrosensibilité.
La position d’Enedis dans cette histoire de compteur Linky
Face à cette décision judiciaire, Enedis a affirmé que ce cas est une exception. L’entreprise a souligné que les compteurs Linky respectent les normes en vigueur. Ils complètent que les champs électromagnétiques qu’ils émettent sont comparables à ceux d’appareils domestiques courants, comme les plaques à induction ou les chargeurs d’appareils électroniques.
Enedis s’appuie également sur des études menées par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), notamment celles de 2017 et de 2023, qui n’ont pas établi de lien scientifique direct entre les compteurs Linky et les troubles liés à l’électrosensibilité.
Cependant, cette affaire met en lumière une problématique de santé publique de plus en plus discutée et pourrait influencer les procédures futures.
Le débat sur l’électrosensibilité est relancé
Cette décision judiciaire, en faveur de Joseph Cascina, entraîne des répercussions importantes et relance plusieurs débats.
En effet, pour le collectif Stop Linky 5G Loire, cette victoire pourrait marquer le début d’une simplification des démarches pour d’autres personnes se disant électrosensibles. Le collectif milite pour une procédure administrative facilitée, qui repose notamment sur la présentation de certificats médicaux. Cela permettrait le retrait rapide des compteurs pour les utilisateurs concernés.
Au-delà des démarches individuelles, l’affaire relance également le débat public sur les risques des compteurs intelligents et, plus largement, des technologies modernes sur la santé. Enedis, de son côté, reste sur une position ferme, rappelant que les compteurs Linky respectent les normes actuelles et ne représentent pas de danger avéré selon les études qui ont été menées à ce sujet-là.
Les résultats de l’étude nationale menée par l’ANSES, attendus pour 2025, pourraient toutefois apporter des éléments nouveaux sur la question. Cette étude vise à mieux comprendre les liens entre électrosensibilité et champs électromagnétiques. De plus, elle pourrait influencer les politiques publiques et les dispositifs réglementaires autour des technologies connectées, notamment le déploiement des compteurs intelligents en France.
En attendant, cette affaire emblématique continue de faire résonner des interrogations sur l’équilibre entre progrès technologique et santé publique.